Cette rencontre s'inscrit dans le suivi des engagements pris lors du sommet « Africa Forward » organisé en mai 2026 à Nairobi, qui avait pour objectif de renforcer les partenariats économiques entre l'Afrique et la France. L'objectif était de passer des annonces aux réalisations concrètes pour la coopération économique.

Le Bénin cherche à renforcer ses capacités industrielles, développer ses infrastructures et favoriser la transformation locale de ses matières premières. En 2025, plus de 55 000 entreprises ont été créées dans le pays, témoignant d'une dynamique entrepreneuriale soutenue. Des projets importants ont également bénéficié d'agréments au titre du Code des investissements.

La Zone industrielle de Glo-Djigbé, le développement du Port autonome de Cotonou et la position du Bénin au sein des espaces UEMOA et CEDEAO sont des atouts pour attirer les investisseurs. La croissance économique enregistrée renforce cette attractivité, mais la mobilisation de capitaux pour financer les infrastructures, l'énergie, les transports, l'éducation, l'innovation et l'industrialisation reste un enjeu majeur.

Les échanges ont également abordé les perspectives d'industrialisation en Afrique et la création de valeur pour la jeunesse. La stratégie béninoise vise à transformer davantage les productions agricoles, notamment dans les filières coton-textile, soja et anacarde, afin de dépasser le modèle d'exportation de matières premières brutes et de générer des emplois locaux.

La création d'emplois productifs pour une population jeune et en croissance est un enjeu essentiel. Les investissements doivent déboucher sur des activités industrielles durables, des emplois qualifiés et de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs africains. La transformation des matières premières agricoles, le développement des industries manufacturières et l'essor des services à forte valeur ajoutée sont des leviers pour élargir la base productive du Bénin.